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#Analyse – Le succès dérangeant de Hold-up : entre rapports de force et espérance

Comme le disait l’essayiste Guillaume Bigot au micro de Sud Radio le 15 novembre : la réaction de la classe dirigeante est disproportionnée et confirme à quel point le documentaire sent le soufre. Le soufre d’une autre vérité, d’un autre possible, d’un autre narratif, d’une autre hypothèse crédible, violente, dérangeante. En ce sens ‘Hold-Up’ pourra être considéré dans vingt ans comme un documentaire historique. Qui a le mérite d’exister et d’obliger au débat. Il est radical. Oui. Il est long. Oui. Il y a des poncifs, des erreurs (un peu trop vite qualifiées de fake news). Oui. Il y a trop de musiques également. Oui. 

Affiche Hold Up

Mais : il fait du bien à des millions de gens qui ont le sentiment d’être dans une prison à ciel ouvert, des millions de gens pour qui la menace immédiate n’est pas le coronavirus mais les décisions coercitives décidées par deux hommes : le président et son premier ministre*. Le documentaire affole les compteurs : les versions piratées du documentaire qui circulent ici et là cumulent à l’heure où nous écrivons ces lignes près de 10 millions de vues, et ce chiffre risque déjà d’être obsolète. Cela fait beaucoup de complotistes n’est-ce pas ? Ainsi  ‘Hold-Up’ est devenu un phénomène de société. Qu’une partie du monde médiatique refuse ou redoute de comprendre. C’est là que la bât blesse.

Comment la société, ou plutôt comment nous citoyens avons pu laisser le monopole de ‘la’ vérité, de l’information, de la Raison à : Télérama, Libération, Figaro Magazine, Nouvel Obs, Quotidien, le Monde, le journal de France 2 (on ne parlera pas de celui de TF1, trop inconsistant pour être critiquable), médiapart, RFI, l’AFP  etc ?

Quelle est la valeur réelle du service de  Fact-Checking de Libération qui félicite d’ailleurs le service de Fact-Checking du Monde ? Entre-soi, quand tu nous tiens. En vertu de quoi l’AFP serait la bonne parole ? Ces médias peu ou prou ont joué le jeu du gouvernement et s’ils ont fait des critiques à la marge, il n’y a pas eu de remises en cause globales de la politique gouvernementale. L’excès de zèle dont ils preuve quand il s’agit de critiquer un documentaire, on l’aurait apprécié quand il s’agissait d’aborder la réforme des retraites, la remise en cause des acquis sociaux. Le silence est aussi une forme de mensonge. 

Si Libé met en couverture le documentaire Hold-Up, c’est avant tout par souci de vendre (même en dénigrant le film). Presse à la dérive qui ne vend plus assez etc. Il ne s’agit pas pour nous de nous acharner sur Libé mais ce magazine est un exemple typique de la dérive d’un ancien monde médiatique. Leur service de check news a passé son temps à taper sur les ‘rassuristes’, sur Raoult, sur Perronne, mais…est resté assez prudent sur l’affaire scandaleuse du Lancet Gate, a critiqué du but des lèvres les effets terrible du confinement. L’éditorial cinglant de Sophie Coignard contre Christian Peronne résonne de façon grotesque : le Point a été racheté en 1997 par l’homme d’affaire François Pinault, via la Holding Artémis. Xavier Niel le patron de Free disait bien : quand les journalistes m’emmerdent, j’achète une part dans leur journal et ils me foutent la paix. Sur le bien fondé des rubriques anti-fake news, on ne peut que conseiller d’aller sur le site Frustration magazine qui analyse très bien ce phénomène passablement agaçant. On peut critiquer des idées, des postures, mais si on n’est pas d’accord, on ne les combat pas en les mettant sous le tapis. Evidemment que non, les millions de gens qui ont vu Hold-Up ne prennent pas tout ce que dit le documentaire pour argent comptant. Certain-e-s sans doute mais pas la majorité. Mais ce documentaire fait du bien,  donne un cadre temporaire confortable qui apaise les tourments d’un société face à un gouvernement qui parle toujours plus de restrictions, d’entraves à la circulation. Et apaiser l’âme conduit à l’espérance. L’être humain a besoin d’espérances, l’espérance est un horizon. 

Tout ceci n’a rien d’anodin : tant les médias que les sociétés de communication actuelles ont bien un agenda, que l’on pourra qualifier comme on voudra mais qui, c’est absolument certain, ne comprend pas de laisser chacun s’exprimer comme il l’entend. (source Atlantico)

‘A vrai dire, cette histoire de complotisme me laisse froid. Ce ne sont pas les ‘conspirationnistes’ de Hold-Up qui ont fermé les théâtres, les restaurants, les bars et les salles de sport’, dit Jann Halexander qui a fêté ses 17 ans de carrière le 5 octobre au Théâtre Michel, quelques semaines avant le confinement.

Pour Emily, du Réseau-Alternatif : ‘Ce reportage démontre comment la peur et l’alarmisme subis depuis des mois à travers les médias de masse, prônant le même discours consensuel que celui du gouvernement, créent un climat anxiogène. Très peu d’approches différentes sont débattues de façon équitable et quand certains le font, comme dans Hold-Up ou avec Messieurs Raoult et Fouché, ces personnes sont mises au banc, censurées et pour certaines, poursuivis de manière très violente. On peut donc se demander si la liberté d’expression est respectée et si l’esprit critique, le bon sens peuvent encore faire partie d’une réflexion collective. […] La virulence avec laquelle les gens se sont montés les uns contre les autres à la suite de ce reportage est le reflet de la société qui ne cesse de se diviser. Or, le problème n’est pas le reportage en lui-même mais le manque de considération d’une possible voix contradictoire, une voix qui gronde, une voix en colère, celle des soignants bien sûr mais aussi celle de la culture, des enseignants, des petits commerçants, des personnes précaires, contre celle de notre gouvernement qui donnent continuellement plus de poids aux GAFAs, aux industries pharmaceutiques, aux lois liberticides. Hold up n’est qu’un élan pour une autre résonance, un souffle pour une autre respiration.’

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On peut aussi se faire peu ou prou l’avocat du diable avec le pianiste Bertrand Ferrier (qui a chanté au Théâtre du Gouvernail quelques heures avant le reconfinement le 29 octobre) : ‘Constater que Le Monde est subventionné par Bill Gates n’est pas un scoop ; il eût été plus intéressant de montrer en quoi cela impactait gravement son contenu et permettait de manipuler ses lecteurs. Poser que ne pas lire Le Monde, c’est devenir plus intelligent et plus aware des événements en cours sur notre planète aurait mérité une petite notule. Expliquer que les grandes agences de presse manipulent l’opinion nécessitait un chouïa plus d’arguments – les erreurs de l’AFP seraient dues au fait que son patron est proche du pouvoir, ô surprise, même si rien n’est dit du patron de Reuters, agence tout aussi fautive. Dans ce sens, une séquence, plus niaise que naïve, résume l’idéologie ici privilégiée : celle où la sage-femme récite la vulgate incluant un triple mythe – « J’ai plus la télé depuis quinze ans » + « donc je suis désintoxiquée » + « je vais chercher mes infos ailleurs.» […] Le côté facile d’une dénonciation floue réjouit par son insolence mais déçoit par son manque de consistance.’

Pour la coacheuse en développement personnel Adeline Petit :  » Je n’y vois rien de spécialement complotiste, pas plus que les malentendus et les discordes au niveau de l’Etat. »

En s’acharnant avec une violence inouïe sur le documentaire réalisé par Pierre Barnérias, les députés de la majorité présidentielle et les moralistes à la petite semaine lui ont fait une publicité, au delà de ce que Tprod pouvait espérer. Nul doute  que le documentaire  sera traduit.

Mais la violence d’un certain monde médiatique assez restreint a peut-être une autre explication : les médias cités plus haut sont devenus des médias parmi d’autres. Et pour leurs rédacteurs et leurs financeurs, cette idée est insupportable. La notion de médias alternatifs n’a plus de sens. Peut-on dire qu’un média vite qualifié d’alternatif mérite ce qualificatif quand il a des millions de vues, parfois des millions d’abonnés ? L’expression ‘alternatif’ est dangereuse, elle sous-entend quelque chose de moins vrai, de moins officiel, de moins qualitatif. Et ceux qui l’emploient pour dénigrer d’autres médias, sites, blogs n’ont pas forcément de bonnes arrières-pensées.  Mais voilà, en 2020, des millions de gens s’informent directement sur la chaîne d’Idriss Aberkane, sur la chaîne de l’IHU,  consulte France Soir (qui faisait partie de l’ancien bloc mainstream avant de subir une traversée du désert et de revenir sur le devant notamment  à la faveur de cette crise), pour les médias plus idéologiques, ça va de Bellaciao.org à TV libertés en passant par le Média. Cela va plus loin : certaines thématiques ont été totalement abandonnées par la presse longtemps prédominante, ne répondant pas aux besoin de nombreux lecteurs qui ont préféré se tourner vers le magazine Nexus, l’Inrees, Nurea TV, BTLV où il est question de vie après la mort, de médecines naturelles, d’ovnis et de physique quantique qui sont des sujets tout à fait respectables. 

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Dans le fond, on devrait donner un devoir en philosophie avec la question suivante : ‘Pourquoi les mensonges de nos gouvernements seraient plus acceptables que les ‘mensonges’ d’un documentaire ?’  Après tout, si les mensonges et leurs porte-paroles divers avaient cessé leurs mensonges, on n’en serait pas là.

La crise de la Covid 19 aura mis en avant la collusion malsaine (qui n’est pas nouvelle) entre une partie du monde médiatique et une partie du monde politico-économique. Cette collusion présentait des signes de fissures avant l’arrivée du virus. Depuis mars on assiste à une sorte d’effritement accéléré de cette collusion. 

Si le documentaire Hold-Up dérange, ce n’est pas uniquement par son fond. C’est son existence même et le fait qu’il soit réalisé par une personnalité aguerrie, clairement intégrée dans le système du cinéma français. Pierre Barnérias fait partie de l’élite. Réalisateur de talent, multiprimé. Il n’est pas un obscur internaute qui se filme dans son bureau. Il est un homme de l’élite qui critique l’élite, l’oblige à se justifier, l’oblige à réfléchir C’est un crime de lèse-majesté pour cette élite qui cherchera donc à l’abattre comme elle cherche vainement à abattre Didier Raoult. Cette élite ne supporte pas que ses représentants puissent établir un lien avec le peuple, contre lequel elle se bat pour la répartition des privilèges dont elle veut garder la plus grosse part.

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Encore faudrait-il être plus juste et parler des élites et non d’une élite d’ailleurs. 

Il y a de la révolte et de l’incompréhension chez l’artiste Michael Bond : ‘J’ai vu Hold-Up comme tout le monde, très intéressant même si c’est un peu long et ça ne fait que confirmer des choses que je pensais […] Tous ceux qui sont en train de couler sont soit des indépendants, soit des petits patrons. Ce que je ne supporte plus, c’est l’argument asséné comme un argument d’autorité ‘oui mais les autres pays le font’ et puis l’autre argument ‘Venez voir dans les hôpitaux’. Les deux sont fallacieux. Dans certains pays, les gouvernements exécutent les gouvernements c’est pas pour ça qu’on doit le faire. Et pour le ‘venez voir dans les hôpitaux’, tu as envie de leur dire ‘Venez voir dans les morgues les suicides, dans les salles de tribunaux les dépôts de bilan, venez voir chez les psys les gens qui deviennent fous. Le gouvernement et ses relais font passer les gens qui veulent survivre pour des salauds. […] C’est triste. On n’a le droit que de bosser. Tout ce qui relève des loisirs, les petits trucs de la vie, les spectacles, les restaurants, se réunir, tout ce qui nous est agréable dans la vie est enlevé.

Si le monde  (occidental surtout) dans lequel nous vivons présente une extrême noirceur, il y a pourtant des raisons d’espérer. Les scientifiques ne peuvent plus aborder des questions qui nous touchent sans rendre des comptes. Des millions de français connaissent  la définition d’une pandémie, d’une épidémie, d’une vague, étudient les dépêches sur les courbes des contaminations, consultent le site Santé Publique France et les vidéos de  l’IHU de Marseille. Ils réfléchissent aussi sur leurs essentiels et sur le plan professionnel évidemment, mais aussi le plan personnel. C’est évidemment une bonne chose. 

‘Hold-Up’ va donc continuer sa lancée et devenir probablement une référence. Dès que la production proposera une possibilité de l’aider directement, dans la mesure où des plates-formes comme Ulule ou Vimeo ne jouent pas le jeu et bloquent les sommes récoltées (il y a là un manque d’éthique d’ailleurs, un manque de respect du client), alors allez-y, aidez les producteurs car pour le coup, ils font quelque chose d’ hors-normes. Qu’on parle aussi intensément d’un documentaire depuis plus d’une semaine est un fait très rare quand nous sommes plus que sollicité chaque heure, pardon, chaque minute, de films, de documentaires, de clips etc.

Pour conclure, on partage avec vous cette vidéo courte (lien ci-dessous). C’est le square  Louis-XIII, Place des Vosges. Le dimanche 15 novembre. On peut voir les enfants qui courent, les promeneurs. Il y a un peu de vent. Il y a la Vie. Nous sommes pourtant en reconfinement. Oui mais voilà, on arrête pas la vie, la pulsion de vie. Le correctement sanitaire ne peut rien y changer.

La Rédaction

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* Si notre analyse se concentre surtout sur le cas français, elle est en grande partie valable pour d’autres pays du monde.

Interview

La libération par le chant – Jann Halexander – Interview

Le chanteur-pianiste franco-gabonais (‘C’était à Port-Gentil’) s’exprime sur la puissance libératrice du chant au micro de Mouvelife.

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Le féminin sacré – La force du chant : Catherine Braslavsky chante AVE EVA

On dit que quand les inuits font face à quelque chose qui les dépasse, suscite en eux une émotion extrême, ils chantent. Le chant est peut-être le révélateur de ce qu’il y a en nous de plus profond, individuellement et collectivement. Le spectacle AVE EVA le rappelle avec brio : la chanteuse Catherine Braslavsjy, accompagnée par Joseph Rowe nous conduit de l’Antiquité à maintenant. Il est question d’Adam et Eve, des troubadours, et surtout de la Femme, fil conducteur. 

Ave Eva se tient jusqu’au 2 février 2020 au Théâtre de l’Île Saint-Louis, Paris

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L’ Amour, le point de vue de CRISTELLE F. GOMES

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L’amour selon moi, est une énergie d’équilibre parfait dans toutes formes de dualités.

 Je l’observe tous les jours, à travers ma vie personnelle, mais aussi à travers mes accompagnements en hypno-thérapie et coaching sur les 5 blessures émotionnelles.  

Un équilibre entre le moi et l’autre, un équilibre entre savoir donner et savoir recevoir..

L’amour c’est avant tout l’expression de soi qui est offerte à autrui, mais aussi une partie de l’autre que l’on accepte de recevoir. Pour la plupart du temps nous partons dans une relation avec la recherche bien inconsciente… de nos besoins et de nos attentes.

Et pour comprendre ces deux points, il est important de se plonger en soi et de déceler ce qu’il me manque. Là, à cet instant, qu’est-ce que je recherche dans cette relation, que je ne puisse m’apporter moi même ?

 Peu importe la réponse, elle vient me montrer ce que je suis, dans l’instant présent, incapable de m’apporter à moi même. Ce que je recherche chez l’autre me renvoit à ce que je ne suis pas … en réalité : « ce que je ne suis pas en mesure de voir chez moi» . 

Une façon de se chercher à travers les autres ? Une façon de remplir le vide en soi ?

J’ai besoin de trouver le bout de puzzle qui me rendra complet(e).

 Je trouve que l’amour est une énergie formidable qui pousse à se développer, qui pousse à s’observer davantage dans son contact à l’autre.

« Je vais chercher à l’extérieur ce qui me fait défaut de l’intérieur .. »

Le pont entre deux individualités complexes

 Un individu c’est déjà complexe en soi : entre son vécu, sa relation avec ses parents, son schéma familial, ses croyances, ses valeurs, ses émotions internes, ses réactions, ses sous-personnalités. Cela fait beaucoup à comprendre. 

Et comment parvenir à comprendre l’autre si en amont je n’ai jamais pris le temps de me comprendre moi même ? 

Selon moi c’est justement là ou interviens l’énergie de l’Amour, si magique soit-elle…

Une essence qui pousse à davantage se regarder et s’améliorer pour l’autre… MAIS AUSSI POUR SOI. C’est important de souligner que l’on ne fais pas tout que pour l’autre… le risque d’être déçu d’avoir trop donné ?Pourtant se dépasser n’est-il pas l’occasion de s’aimer davantage ?

Les sentiments profonds que l’on ressent pour autrui viennent développer la capacité de remise en question et d’axe d’amélioration ..

La difficulté que rencontre l’être humain aujourd’hui c’est le déséquilibre. 

Soit je donne trop, soit pas assez. Si je donne vais-je en recevoir davantage ? J’ai du mal à accepter de recevoir ( par méfiance, par illégitimité etc ) 

Finalement jusqu’où se situe ma limite ??

C’est très simple ma limite c’est mon axe de développement. 

Ex : Si j’ai du mal à m’ouvrir, j’apprendrais à m’ouvrir parce que je veux m’améliorer. Je veux vivre dans l’énergie d’Amour et non de peur. C’est un grand pas que de reconnaître ses peurs. 

L’amour tend déjà à s’aimer soi, et pour cela il est important de s’introspecter et de comprendre en soi ses propres failles. Suis-je prête par amour pour moi mais aussi par amour pour mon conjoint à développer les forces que je redoute tant ?

Cela s’applique partout ; avec mes enfants, mes amis, mon partenaire, mes parents etc.

 L’amour inconditionnel c’est finalement l’élan qui me pousse à affronter toutes mes peurs des plus conscientes au plus inconscientes.

La plupart des gens ont pour croyances profondes que le véritable amour est un objectif, une fin en soi, un accomplissement un peu comme le bonheur, le Graal.

 Pour moi tout le contraire, c’est LE cheminement, l’élan qui parcourt mes pensées, mes idées, ma volonté, ma capacité à actionner, et l’intention et la croyance profonde de le faire pour me développer en tant qu’individu, au delà de la souffrance.

 « Ce que l’Être humain ne veut apprendre par la sagesse, il l’apprendra par la souffrance » 

L’énergie qui transcende tous types de souffrances par le dépassement de soi.

Quelques exemples d’axes de dépassement de soi : un équilibre entre le manque et l’excès.

  • L’ouverture vers les autres / – savoir se replier sur soi quand besoin ( introspection )
  • Oter sa méfiance, vigilance / être conscient
  • Savoir dire oui / savoir dire non
  • Savoir écouter l’autre / s’écouter soi
  • Savoir donner / savoir recevoir
  • Comprendre l’autre / se comprendre soi
  • Laisser l’autre s’exprimer / s’exprimer
  • Respecter le rythme de l’autre / respecter aussi son propre rythme en fonction de l’autre

CRISTELLE F. GOMES, Hypnothérapeute

https://hypnotherapeute-75.webself.net/

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Tita Nzebi ou le chant-transmission

Nous inaugurons le mois de février avec la thématique de l’amour.

Et pourtant, nous mettons en avant la chanson ‘Bayéndi’ de Tita Nzebi, qui s’adresse ici à la mort. Certain-e-s seraient étonné-e-s. Mais pas nous.

Bayéndi

Peut-on penser la mort sans la vie, sans l’amour ? 

La chanson ‘Bayéndi’ (qui veut dire ‘les partants’ en langue nzebi) est belle et claire : la chanteuse gabonaise s’adresse à la Mort et lui reproche de faire partir ceux et celles qui n’ont pas eu le temps de construire un chemin de vie ici. Mais ce n’est pas tout à fait un chant de colère. Pas non plus apaisé. C’est un constat. Dur, mais tempéré par sa voix, les chœurs, les mélopées. La chanteuse s’inscrit, à l’instar de Catherine Braslavsky et de son spectacle ‘Ave Eva’ dans un cycle imperturbable depuis des milliards d’années : la vie, la mort, la vie, la mort, celle qui vient de la nature, celle qui vient de la prédation humaine…ce n’est pas toujours ‘juste’ selon nos critères, selon nos époques. Mais c’est là, il faut faire avec. Prendre acte : et avancer. Il y a plusieurs siècles, sans doute un troubadour sumérien s’adressait à la mort lui-aussi. Dans plusieurs siècles, une chinoise ou une argentine fera la même chose. Et c’est ainsi que le chant devient transmission, devient force qui s’inscrit dans ce cycle de vie, de mort, que ce chant est fondamental, qu’il ne saurait être réduit à des concours de voix pour divertir et faire oublier les gens.

‘Bayéndi’ sur l’album ‘From Kolkata’, label Bibaka, 2019

En concert au 360 Paris Music Factory le 28 mars.

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Qu’est-ce qu’une bonne résolution ? par Lwanga Ambella, Psycho-Somatothérapeute

Qu’est-ce qu’une bonne résolution ? par Lwanga Ambella, Psycho-Stomathérapeute 

Une résolution est une décision fermement arrêtée. C’est un acte par lequel on décide volontairement d’accomplir quelque chose. Une bonne résolution est une résolution bonne pour moi-même. Elle correspond à ma personnalité et à mes besoins du moment en prenant en compte les circonstances extérieures., la réalité du terrain.

Je dois donc commencer par savoir qui je suis, être honnête avec moi-même et oser me regarder dans le miroir tel(le) que je suis avec mes qualités et les points qui méritent d’être améliorés. Quelles sont mes valeurs intrinsèques? Qu’est-ce qui me définit en tant que personne ? Et quelles sont mes ressources ? Il s’agit d’un véritable regard sur soi, d’une introspection nécessaire pour mon développement personnel.

Puis, je dois identifier mes besoins. Ils peuvent être d’ordre physique, psychologique, affectif ou matériel. Qu’estce qui me rassure ? Est-ce que ma sécurité est assurée et est-ce que je bénéficie d’un cadre rassurant ? Qui peut répondre à mes besoins ?

Ensuite, je définis mes objectifs. Quel but je souhaite atteindre ? Quelles orientations je décide de mettre à ma vie ? Ces objectifs peuvent être à court, moyen ou long terme. Il est important de se fixer des objectifs clairs, précis, réalisables et de s’y tenir. On pourra tout de même apporter certaines modifications pour s’adapter à un changement de contexte.

Je décide alors des actions à engager. En m’engageant, j’agis directement sur mes valeurs.

Finalement, je mets en place des outils afin d’évaluer la réalisation de mes actions.

En fin de compte, une bonne résolution c’est d’abord un choix, une véritable entreprise du Soi que l’on décide de mettre en œuvre. C’est un bilan de sa vie, une introspection afin d’orienter son gouvernail en vue d’un accomplissement. C’est prendre soin de soi, intégrer que l’on est responsable, en pleine conscience. C’est un acte de foi qui donne un sens à sa vie. C’est se donner sa parole à soi-même et donc finalement s’aimer.

Par la méditation ou la prière, je peux atteindre le silence intérieur qui me permet de faire le vide et laisser l’espace afin de prendre de bonnes résolutions venues du cœur.

Lwanga Ambella, Psycho-Somatothérapeute

Centre de Bien-être http://www.lwanga.fr